Sur les trente derniers jours, 3 093 signalements de coupure ont été déposés par des habitants de la région Auvergne-Rhône-Alpes, dont 1268 au cours des sept derniers jours et 46 dans les vingt-quatre dernières heures.
Les communes les plus concernées sur cette période :
Chiffres établis à partir des signalements déposés directement sur le site par les internautes. Ils ne constituent pas un relevé officiel du gestionnaire de réseau.
Deuxième région française par la population, l'Auvergne-Rhône-Alpes cumule des situations très différentes du point de vue de la distribution électrique. Les agglomérations de Lyon, Grenoble, Saint-Étienne et Clermont-Ferrand sont alimentées par un réseau largement enterré, peu exposé aux intempéries mais où le moindre incident concerne beaucoup d'abonnés à la fois. À l'inverse, les zones de montagne des Alpes et du Massif central comptent parmi les secteurs où les lignes aériennes restent les plus longues et les plus difficiles d'accès. La neige lourde et le givre y sont la première cause de coupure : en s'accumulant sur les conducteurs, ils font ployer les câbles jusqu'à la rupture, et les accès routiers enneigés retardent l'intervention. L'été, les orages de montagne provoquent des coupures brèves et localisées. C'est aussi une région où la demande électrique est très saisonnière, avec les stations de sports d'hiver en altitude et les pics de climatisation dans la vallée du Rhône.
Le tableau ci-dessous indique la part des clients dont l'alimentation s'écarte des seuils réglementaires de continuité de fourniture — plus de six coupures longues, plus de trente-cinq coupures brèves, ou plus de treize heures de coupure cumulées sur l'année. Plus le pourcentage est élevé, plus les interruptions sont fréquentes dans le département.
| Département | 2017 | 2009 | Évolution |
| Ain | 3,86 % | 0,59 % | en dégradation |
| Allier | 2,98 % | 1,55 % | en dégradation |
| Ardèche | 2,69 % | 6,10 % | en amélioration |
| Puy-de-Dôme | 2,08 % | 2,43 % | en amélioration |
| Drôme | 1,76 % | 2,54 % | en amélioration |
| Loire | 1,63 % | 0,87 % | en dégradation |
| Haute-Loire | 1,47 % | 0,48 % | en dégradation |
| Savoie | 1,46 % | 1,12 % | en dégradation |
| Haute-Savoie | 1,41 % | 1,17 % | en dégradation |
| Cantal | 1,32 % | 3,24 % | en amélioration |
| Isère | 0,85 % | 1,34 % | en amélioration |
| Rhône | 0,29 % | 0,62 % | en amélioration |
Source : relevés de continuité de fourniture par département. Les deux années disponibles permettent de situer l'évolution sur le long terme.
En France, les communes sont propriétaires du réseau public de distribution d'électricité. Elles en confient généralement la gestion à un syndicat départemental d'énergie, qui joue le rôle d'autorité organisatrice et attribue l'exploitation à un gestionnaire de réseau — Enedis dans la grande majorité des cas, ou une entreprise locale de distribution sur certains territoires. Voici les syndicats compétents dans la région :
Ces organismes ne prennent pas les appels de dépannage : en cas de coupure, c'est le gestionnaire de réseau qui intervient.